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Le yabusame estun rituel religieux japonais pratiqué en l’honneur des dieux shintoïstes ou lors de cérémonies officielles. C’est également un sport et une technique japonaise de tir à l’arc à cheval. L’archer vise trois cibles de bois par des tirs de flèches sans pointes (soit sifflantes, soit avec une boule au bout). Cette discipline est apparue à l’époque de Kamakura, lorsque l’empire du Japon était divisé par les guerres civiles et ethniques.

Une discipline née de la guerre

Pour améliorer les aptitudes guerrières de ses samouraïs, Minamoto no Yoritomo, le fondateur et le premier shogun du shogunat de Kamakura au Japon (1192-1199), leur ordonna de pratiquer le yabusame.De nos jours,le yabusame est encore pratiqué au Japon, notamment dans le temple de Tsurugaoka à Kamakura et dans de nombreuses villes japonaises.

Lors de grandes cérémonies shinto, les archers de Yabusame se lancent au grand galop sur une piste de 225 mètres et tirent sur trois cibles de bois. Tirer à l’arc sur un cheval galopant exige une extrême concentration. Seule un entraînement rigoureux peut permettre à quelques rares archers d’atteindre les trois cibles !

La Takeda-ryu est sans nul doute l’école la plus prestigieuse du yabusame au Japon et dans le monde. Elle a su préserver et transmettre cette tradition mythique, ses valeurs et les légendes qui lui sont attribuées à travers les siècles. Le yabusame met l’accent sur l’esthétique du couple archer/cheval. C’est une discipline très codifiée dans la pure tradition japonaise.

Le yabusame en France

Le yabusame, cet art martial japonais qui consiste à tirer à l’arc sur un cheval au galop, est certes très peu connuen France. Néanmoins, de plus en plus de passionnés s’y intéressent de plus près et le pratiquent au sein de clubs. L’association EPONARC, située à Nailloux, dans le département de la Haute-Garonne, en région Midi-Pyrénées, serait, à ce jour, l’unique institution qui prône le développement et la vulgarisation de cette discipline en Hexagone.

Si certains clubs dédiés aux traditions équestres permettent de pratiquer le yabusame avec des arcs coréens, l’association EPONARC, elle, dispose d’arcs japonais, bien évidemment plus adaptés et de meilleure qualité, mais surtout beaucoup plus onéreux.

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