Très populaire dans toute l’Asie centrale, le Bouzkachi, qui signifie littéralement « attrape chèvres ». Il devrait sa création à Gengis Khan et remonterait au XIII° siècle. Très pratiqué notamment lors des mariages turkmènes, il est aujourd’hui le sport national d’Afghanistan et permet notamment de régler les différends entre tribus, dans ce pays au gouvernement absent. Tour d’horizon d’un jeu brutal et violent certes, mais non moins foncièrement spectaculaire…

Symbole de l’identité Afghane

Les règles sont simples et opposent deux équipes sur le terrain. Le but est de ramener au centre du terrain, appelé le cercle de justice (Hallal), la carcasse d’un animal décapité, le plus souvent, un veau, une chèvre ou un mouton.

A l’origine, cette coutume servait à l’entraînement des guerriers et se pratiquait avec le cadavre d’un ennemi tombé au combat. Occupant aujourd’hui une place centrale au sein de la société Afghane, ce sport équestre peu commun est devenu un véritable outil de prestige et de pouvoir permettant notamment aux notables d’asseoir leur puissance. En effet, les chevaux destinés à cette pratique devant recevoir une préparation et un dressage minutieux, leur entretien n’est accessible qu’aux plus nantis de la population, il va sans dire.

Dans l’univers des Tchopendoz

Véritable mêlée de chevaux et de cavaliers, le Bouzkachi est populaire dans les steppes du Nord où ce sont parfois plus d’une centaine de cavaliers qui se disputent une carcasse. Sport d’apparat, cette affaire d’hommes voit les chevaux et leurs propriétaires revêtir leurs plus beaux atours, notamment lors des jeux de Kaboul ou à l’occasion de la coupe annuelle Gengis Khan et durant laquelle les sept meilleures équipes mondiales se disputent le titre de champion. Activité loin d’être sans danger, le Bouzkachi voit parfois des cavaliers rester au sol, incapables de s’extirper de la mêlée.

Le Bouzkachi, n’a maintenant plus de secrets pour vous. Ce sport qui n’a pas fini de nous surprendre, s’inscrit dans les plus vieilles traditions ancestrales en faisant la fierté de tout un peuple.

 

Crédit photo : fotopédia

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