La France a un beau défi à relever lors de son quart de finale de Coupe Davis contre l’Argentine à Buenos Aires. Privée de son leader Del Potro l’équipe sud américaine comptera sur l’ambiance survoltée et les fulgurances de David Nalbandian

Place aux choses sérieuses pour l’équipe de France de coupe Davis. Premier gros défi pour Arnaud Clément en tant que sélectionneur au moment de défier l’Argentine sur la terre battue de Buenos Aires. Le capitaine devrait s’appuyer sur son numéro 1 incontestable Jo-Wlfried Tsonga et sur l’homme en forme Richard Gasquet. En face l’Argentine fera confiance à David Nalbandian et Juan Monaco car Juan Martin Del Potro a déclaré forfait. Une aubaine pour les Bleus car l’immense argentin était dans une forme éblouissante sur dur.

Tsonga dans le doute

Le défi est néanmoins de taille car les Français vont devoir évoluer dans un contexte hostile. Comme souvent dans les pays d’Amérique du sud l’enceinte va être chauffée à blanc et il faudra être fort dans sa tête pour passer l’obstacle. Juan Monaco est un joueur régulier sur terre battue et peut arracher un point. David Nalbandian dans un bon jour peut battre n’importe qui et sera l’inconnu de cette confrontation.

En théorie le double devrait tourner à l’avantage des Français nettement mieux rodés dans cet exercice avec la paire Llodra-Benneteau. Concernant les simples Jo-Wilfried Tsonga est dans le dur actuellement. De plus la terre battue n’est pas sa surface de prédilection. La coupe Davis pourrait ainsi faire office de déclic pour « Jo » comme ce fut souvent le cas dans le passé.

Gasquet en confiance

Heureusement Richard Gasquet est dans la forme de sa vie. Le Biterrois a réussi des grosses performances dernièrement sur dur. Une victoire superbe contre Berdych et une défaite porteuse d’espoirs face à Murray avec un premier set remporté 7/6 d’anthologie. Gasquet a fait sa mue. Il va davantage vers l’avant et n’hésite plus à lâcher son coup droit et à monter à la volée. Son revers reste l’un des plus beaux du circuit avec celui d’Almagro. Son jeu est parfait pour la terre battue et ses progrès physiques autorisent un certain optimisme.

De toute façon en cas de pépins ou méforme, Arnaud Clément peut compter sur Gilles Simon qui alterne le bon et le moins bon ou Benneteau même si la surface ne correspond pas à son jeu hyper offensif. Selon vous les Français vont-ils passer l’obstacle argentin ?

Crédit photo : ball71.com

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